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Champ de cannes à sucre en Angola. Sous l'impulsion du nouveau chef de l'Etat ce pays pétrolier va s'investir dans l'agriculture ainsi que dans la pêche avec des ambitions colossales Champ de cannes à sucre en Angola. Sous l'impulsion du nouveau chef de l'Etat ce pays pétrolier va s'investir dans l'agriculture ainsi que dans la pêche avec des ambitions colossales

Angola : La pêche et l’agriculture pour lever la dépendance au pétrole Spécial

  • 08 juin, 2018
  • Écrit par  Fresnel
  • Publié dans ECONOMIE
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La République d’Angola a décidé de diversifier son économie en secondant le pétrole, la principale source de revenu du pays pour un secteur aussi stratégique qu’est la pêche et l’agriculture.

C’est le nouveau président angolais Joao Lourenço qui l’a déclaré à l’AFP en ces termes : «La diversification de l'économie est notre priorité. [...] Nous allons relancer la pêche et l'agriculture et ouvrir le pays aux investissements étrangers ». Le recours à ces deux secteurs pourtant capables d’apporter leur contribution au développement de l’Angola est consécutif à la chute vertigineuse des cours du pétrole sur le marché international.

En effet, l’accent mis sur la pêche n’est pas un hasard, ce secteur représente juste 1% du PIB comparativement au pétrole qui représente près de 70%. Pour les autorités de Luanda le secteur halieutique apparait présentement comme l’un des leviers indispensables pour parer aux déconvenues que joue le pétrole.

Dans un rapport de la conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les états africains riverains de l’océan atlantique de 2014 exploité par la tribune Afrique, le pays dispose des atouts importants pour développer ce secteur.  « Outre ses ressources pétrolières et minières, sa situation géographique et sa topographie lui offrent un secteur primaire prospère tant au niveau de la pêche et de l'agriculture qu'en ce qui concerne les capacités énergétiques naturelles(…) » indique le rapport. Et d’ajouter que « Avec 1 650 kilomètres de côtes baignées par les courants chauds de Guinée et froid du Benguela, et 10 000 kilomètres de rivières, l'Angola dispose d'abondantes ressources halieutiques qui ne sont que partiellement exploitées »

Pour traduire cette volonté, le gouvernement angolais s’apprête à acheter un bateau de pêche spécialisé pour une somme de 3,7 millions de dollars et envisage la construction à Tombwa d’un nouveau port avec entreposage frigorifique pour un coût estimé à 23,5 millions de dollars. Ce qui représente une manne colossale en ces temps d’austérités financières, mais la survie de la nation y passe. L’objectif visé d’ici 2020 est l’augmentation de sa production halieutique de 16% à 614 000 précise le rapport.

 

D’importantes ambitions agricoles

Concernant l’agriculture, il faut dire que le pays dispose aussi des atouts capables de l’aider à booster ce secteur. Selon Alves Da Rochas, professeur d’économie à l’université catholique d’Angola Ucan en sigle : « nous disposons de bonnes terres, que les rivières peuvent irriguer, et d’un climat propice à l’agriculture ». Selon toujours cet enseignant, par le passé l’Angola produisait du coton, du café, du maïs, des fruits et autres denrées agricoles.

La combinaison d’autres secteurs pour qu’ils apportent leurs parts dans l’économie de l’Angola apparait là comme une priorité pour ce nouveau régime contrairement au régime précédent qui n’avait essentiellement misé que sur le pétrole. Un point de vue qu’atteste le professeur de l’Ucan en ces termes : « il est indispensable de faire la liaison entre l’agriculture et l’agro-industrie, ce qui permettra de créer davantage de valeur ajoutée et d’exporter plus de produits finis. »

Même si le cours du pétrole a connu un léger rebond, nous espérons que cette décision de Luanda soit irréversible, ce qui pourrait faire de ce pays, le nouveau grenier de la sous-région.

Fresnel.

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