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L'archipel de Sao Tomé et Principe dans le Golfe de Guinée regorge de quantité importante de pétrole, de quoi en faire un émirat si un bon usage des retombées est envisagé L'archipel de Sao Tomé et Principe dans le Golfe de Guinée regorge de quantité importante de pétrole, de quoi en faire un émirat si un bon usage des retombées est envisagé

Sao Tomé-et-Principe : La Douane lorgne les retombées de la manne pétrolière Spécial

  • 05 juin, 2018
  • Écrit par  Emile ETOUNDI
  • Publié dans ECONOMIE
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Les activités d’exploration de l’or noir vont connaître leur vitesse de croisière d’ici 2020 et générer des ressources fiscalo-douanières qui seront injectées dans le circuit économique du pays.

Le sous-sol de Sao Tomé-et-Principe regorge d’énormes ressources pétrolières. Et le petit archipel d’Afrique centrale situé au cœur du Golfe de Guinée compte bien capitaliser les effets induits de l’exploitation de cette manne naturelle pour amorcer son développement. En début du mois d’avril, le ministre des Infrastructures, des Ressources naturelles et de l'Environnement, Carlos Vila, a annoncé l’intention du gouvernement de tirer profit des opérations d’exploitation pétrolière en cours dans le pays. A travers son bras séculier qu’est la douane, les pouvoirs publics veulent capter le maximum de dividendes issus des procédures de dédouanement et de taxation des produits pétroliers.

Avec le démarrage du forage des premiers puits annoncé en fin d’année 2018, l’importation d’équipements et de plateformes sur le territoire va générer des recettes supplémentaires chez les gabelous (douaniers ; Ndlr). Cerise sur le gâteau, l’élaboration d’un code pétrolier profitable tant aux compagnies d’exploration qu’à l’Etat va donner plus de visibilité et de traçabilité aux activités pétrolières qui seront réalisées selon les lois et règlements.   

La Zone économique exclusive, un « scandale géologique »

La Zone économique exclusive de Sao Tomé-et-Principe est constituée de trois quartiers (A, B et C) gérés par la Agência Nacional de Petróleo de São Tomé-et-Príncipe (ANP-STP), créée en 2004. Cette zone regorge d’un potentiel important en termes de ressources offshore comme le gaz et le pétrole. C’est ce qui justifie que cette partie du territoire saotomien soit convoitée par les firmes exploratoires. Les résultats des perforations-tests sont attendus. Les premières campagnes de forage ne débuteront pas avant la période 2018-2020, expliquent les experts. Elles permettront d’évaluer les réserves commercialisables et de décider si les gisements découverts seront mis en production.

Dans un article rédigé dans les colonnes de Jeune Afrique en mai 2016 et intitulé « São Tomé-et-Principe : grandeur nature », il a été révélé que 7 blocs sur 7 blocs sur les 12 que compte la ZEE, avaient été attribués dans les zones A et B et 6 contrats de partage de production (CPP) signés. Il y a également une Joint Development Zone située entre le Nigeria et l’archipel, instaurée en 2001 et dirigée par une autorité de développement conjoint. Les négociations en vue de la signature d’un contrat avec ERHC Energy sur le bloc 4 ont déjà été conclues. La prospection sismique a débuté en janvier 2017 sur les blocs 6, 11 et 12. En mai 2016, Sao Tomé-et-Principe a signé un accord d’exploration pétrolière conjointe avec la Guinée équatoriale. Au cours de la même période, les estimations sur la production de l’or noir faisaient état de 15 000 à 20 000 barils/jour.

Emile ETOUNDI

 

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