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La maquette du gigantesque projet Silicon Savannah témoigne de l'ambition du Kenya d'entrer dans le bal des pays en tête des nouvelles technologies La maquette du gigantesque projet Silicon Savannah témoigne de l'ambition du Kenya d'entrer dans le bal des pays en tête des nouvelles technologies

Kenya : La « Silicon Savannah » dévoile ses charmes Spécial

  • 29 mai, 2018
  • Écrit par  Emile ETOUNDI
  • Publié dans ECONOMIE
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La déclinaison kenyane de la « Silicon Valley » aux Etats-Unis entend créer un hub techonologique avec en ligne de mire 200 000 emplois à l’horizon 2030.

Depuis 2013, les fondations du futur hub technologique du Kenya sortent progressivement de terre à 60 kilomètres de Nairobi, sur la route de Mombassa. Sur une superficie de 2000 hectares, la Konza Technolopolis Development Authority construit la Konza Technology City (KTC). Encore appelée « Silicon Savannah », la KTC qui sera achevée en novembre prochain s’inscrit dans la lignée des projets phares de la vision Kenya 2030 qui ambitionne de faire du pays une référence dans la haute technologie et la transformation digitale. « Le développement du programme Vision 2030 est un chantier qui intègre une vision globale de développement. Konza city apportera sa contribution à travers une plus-value par la technologie et l'innovation pour transformer notre pays. Certains secteurs comme l'agriculture et les services seront renforcés par la technologie », souligne avec optimisme John Tanui, Chief Executive Officer de Konza Technopolis Development Authority.

Un projet commercial certes, mais écolo

La directrice du projet par ailleurs conceptrice de tous les plans du bâtiment, Annah Musyimi, confie que l’ouvrage sera constitué de huit étages avec un parking au sous-sol, un restaurant panoramique au dernier étage et (surtout !) l’installation de plusieurs sociétés High Tech. Une sorte de Smart City (ville intelligente en anglais ; Ndlr) avec des start-ups, des universités, des logements, etc. Les travaux sont réalisés dans le strict respect des normes environnementales. « Nous fonctionnons avec l'énergie solaire car elle est renouvelable. Pour l'eau, nous avons mis en place un système qui permet de contrôler son débit et d'arrêter automatiquement le robinet après consommation pour éviter le gaspillage. Enfin, notre émission de carbone est régulée et contrôlée depuis un centre de contrôle qui enregistre nos émissions de carbone dans une database. C'est un projet résolument tourné vers l'écologie. Nous répondons à toutes les normes environnementales. Cela permet de lutter contre le gaspillage énergétique », explique Annah Musyimi.

200 000 emplois seront créés à l’horizon 2030

Pour l’heure, les dirigeants de Konza Technopolis s’évertuent à rallier à leur cause de potentiels investisseurs et partenaires techniques et financiers. A l’instar de Microsoft, Cisco ou encore IBM. Une délégation du géant chinois des Télécommunications Huawei vient de séjourner sur le site et qui est déjà partie prenante au projet. Le partenariat public-privé est mis à contribution avec l’implication des pouvoirs publics qui facilitent l’accès à la zone en termes d’énergie électrique, d’eau. La réalisation technique proprement dite incombe au secteur privé à 90%, mentionne John Tanui. Dans le pipe, il est également prévu la construction d’une université spécialisée dans la recherche, avec l’appui du gouvernement coréen et des universités coréennes comme l’Institut coréen des sciences et des technologies.

Dans la lignée de ses prédécesseurs notamment M-Pesa, I Hub, Safaricom, la Konza Technology City veut frapper un grand coup avec son projet qui devra contribuer à créer de la valeur ajoutée et à pourvoir des emplois directs et indirects dans un pays où le chômage des jeunes tourne autour de 17% selon les estimations de la Banque mondiale. Les dirigeants de KTC évoquent la création de 200 000 emplois d’ici 2030. De quoi contribuer à hauteur de 2% au produit intérieur brut national.

Emile ETOUNDI

La révolution technologique est en marche au Kenya.

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